Etudes au Canada : l’université Laval et le PAMECAS signent une entente financière
Nous avons signé ce partenariat, pour assurer à la fois
la pérennité financière des parents qui envoient leurs enfants au
Canada et, au niveau du PAMECAS, assurer la gestion de manière adéquate
des fonds alloués aux étudiants’’, a-t-il précisé à l’ouverture du
salon de l’éducation au Canada.
Continuant ses explications, il a ajouté : ‘’Lorsque
l’étudiant aura rempli toutes les conditions exigées par l’université
et les autorités canadiennes, le PAMECAS va nous transférer ses fonds
et nous nous chargerons de les lui verser en deux tranches, au premier
trimestre et au deuxième trimestre’’.
’’ (...) il y a de plus en plus de Sénégalais qui
viennent au Canada’’, a expliqué Tony Toufic, soulignant qu’ils
’’doivent mobiliser énormément de fonds d’un seul coup’’.
‘’L’université souhaite attirer plus d’étudiants
sénégalais. Et on est partenaires des ambitions de nos étudiants. Nous
continuerons à mettre en place des mesures facilitant les démarches à
réaliser pour garantir l’arrivée sur le campus et la poursuite des
études’’, a-t-il poursuivi.
M. Toufic a aussi expliqué la mise en place de ce
partenariat par le fait que ‘’l’université de Laval compte près de 250
diplômés sénégalais’’, relevant que ’’le taux de réussite atteint près
de 83%’’.
Interrogé sur une possible délocalisation de certaines
filières de cet établissement universitaire, il a indiqué que la
réflexion est ’’en cours’’.
Toutefois, dans le secteur de l’informatique, ‘’des
licences on déjà été délivrées en partenariat avec les universités de
Saint Louis et de Dakar’’, a-t-il signalé.
Le directeur du réseau de mutuelles d’épargne et de
crédit au Sénégal, Mamadou Touré, a de son côté indiqué que son
institution va octroyer des prêts aux parents d’étudiants pour les
accompagner dans le cadre des demandes de visa.
’’C’est un prêt que nous octroyons aux parents car ils
ont besoin de ça pour la demande de visa et nous savons que cela fait
beaucoup comme somme d’argent’’, a-t-il expliqué.
Cette entente financière, ‘’ qui est une première au
Sénégal et en Afrique, permettra même aux gens qui travaillent dans le
secteur informel comme les commerçants d’envoyer leurs enfants au
Canada sans que cela se ressente trop dans leurs finances’’, a ajouté M
Touré.
Vu l’engouement que suscite la destination Canada, le
ministre de la Recherche scientifique, le Pr Amadou Tidiane Ba, présent
à ce salon , a exprimé le souhait pour que soit élargi ’’le nombre
d’exonération des droits de scolarités’’.
L’exonération n’est pas une bourse, mais une exemption
car les droits de scolarité sont ramenés au même montant que celui
exigé pour les étudiants canadiens.
Amadou Tidiane Ba a indiqué qu’il n’était pas surpris
par l’intérêt manifesté pour les universités canadiennes’’ qui, dit-il,
’’offrent des formations de qualité qui correspondent un peu à ce qui
se fait au Sénégal’’.
’’Le Sénégal aussi aide les étudiants qui désirent y
aller en leur octroyant des bourses de 100 000 francs par mois puisées
sur le budget national’’, a-t-il précisé.
Douze institutions post-secondaires canadiennes et
quatre écoles supérieures basées à Dakar offrant des programmes
conjoints avec des institutions canadiennes, animent des stands
d’information au salon de l’éducation au Canada .
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