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LOI SUR LE VIH/ SIDA : Sanctions sévères pour toute contamination délibérée
Prévu à neuf heures, le débat sur l’adoption
de la loi sur le Vih/Sida n’a commencé qu’à onze heures vingt minutes.
Après plus de trois tours d’horloge, les députés l’ont finalement
adopté. Répondant aux députés, Modou Diagne Fada, le ministre de la
Santé, a indiqué que cette loi comble un vide et assure une prise en
charge globale des personnes infectées ou affectées par le Vih/Sida.
Elle promeut aussi des attitudes positives à l’endroit de ces
personnes, selon le ministre. « Cette loi encourage les personnes
infectées ou affectées par le Vih/Sida à s’acquitter de leur obligation
vis-à-vis des personnes non affectées », a dit Modou Diagne Fada par la
mise place d’un dispositif d’information des populations. Il a ajouté
que ce texte protège les femmes, les enfants et les autres populations
vulnérables ainsi que le personnel médical.
Surtout, elle prévoit « des sanctions sévères à l’encontre de toute
personne qui, de façon délibérée, chercherait à transmettre la maladie
à d’autres personnes saines. Les peines encourues sont une amende de
deux à cinq millions de FCfa et d’un emprisonnement de cinq ans à dix
ans », a indiqué Modou Diagne Fada.
Tout en saluant son adoption, certains députés ont déploré le retard
accusé par notre pays dans la mise en place d’un cadre législatif et
réglementaire. Dans leurs interventions, ils ont préconisé de rendre «
obligatoire le dépistage des immigrants notamment les touristes ».
Mais, le ministre indique que le dépistage reste « volontaire », même
s’il précise que cette « loi encourage les populations à se faire
dépister ».
Le processus, qui a abouti à l’adoption de cette loi, avait démarré
en 2004. Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) dirigé par
le Dr Ibra Ndoye y a joué un rôle important. Le projet de loi a fait
l’objet d’une large concertation et a enregistré la contribution et la
participation de tous les acteurs intervenant dans la lutte contre le
Vih et le Sida. Des députés, des sénateurs, des leaders d’opinion, des
chefs religieux, etc., ont apporté leurs contributions à ce projet de
loi.
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