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Sénégal Airlines : Karim Wade loue des avions et des pilotes
Le ministre des Transports aériens, Karim Wade, est obligé de louer des
avions avec pilotes pour démarrer la nouvelle compagnie aérienne
Sénégal Airlines. Certes, le Sénégal dispose de nombreux pilotes. Mais,
la plupart sont en train de travailler dans d’autres compagnies
aériennes. Et, les quelques pilotes qui restent de la défunte compagnie
aérienne Air Sénégal international (Asi), et sur qui compte Sénégal
Airlines, ont déjà perdu leur licence ; car ils sont restés un certain
temps sans prendre les airs. «La plupart des pilotes ne sont plus
opérationnels. Et, ils vont forcément faire des formations. Et, il a
été conseillé aux autorités de louer des avions avec pilotes, en
attendant que les pilotes choisis par Sénégal Airlines terminent leurs
formations», précise un pilote qui a dans son compteur plus de 10 000
heures de vol. Car, les pilotes d’Asi sont surtout qualifiés pour les
appareils Boeing alors que les appareils de Sénégal Airlines sont de
marque Airbus. Donc forcément, ils doivent passer par un certain
recyclage. Par ailleurs, d’autres sources
constatent que «les nombreux départements (Ndlr : Transports aériens,
Aménagement du territoire et Infrastructures, Coopération
internationale) confiés au ministre Karim Wade plombent gravement le
secteur aérien sénégalais. Car, avancent-elles, «non seulement le
ministre n’est jamais là, mais personne ne prend des décisions à son
absence. Et même si l’ex-Air sénégal international(Asi) a amorcé sa
descente aux enfers avec les ministres de tutelle Farba Senghor et
Ousmane Masseck Ndiaye, au moins le monde de l’aviation existait»,
tempêtent des privés. Pour ces derniers, «c’est uniquement pour tromper
son monde que le ministre des Transports aériens a nommé Modou Khaya,
directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne(Aidb),
comme directeur général par intérim de Sénégal Airlines. Ce dernier ne
peut prendre aucune décision». Un Dg peut en cacher un autre…
En réalité, confient toujours ces privés, c’est un étranger qui va
piloter la nouvelle compagnie aérienne. Le choix aurait été déjà fait,
nous renseignent des sources proches du milieu aéroportuaire. Et de
préciser que, «c’est le nouveau directeur général étranger qui prendra
les vrais décisions». Dans deux mois sera célébrer l’an 1 de la
faillite d’Air Sénégal international (24 avril 2009). Nos sources
relèvent que «jusqu’à présent, on tarde à mettre sur pied une nouvelle
compagnie aérienne. Même si comparaison n’est pas raison, les Belges et
les Suisses ont pu mettre sur pied de nouvelles compagnies aériennes en
six mois. Ce, après les faillites de la Sabena et de Swissair qui ont
donné naissance à Brussels airlines (Belgique) et Swiss (Suisse)».
Karim Wade avait annoncé l’échéance de début janvier 2010 pour l’envol
de Sénégal Airlines. Un rendez-vous manqué. Novembre, le meilleur timing
A noter que Sénégal Airlines ne pourra prendre les airs qu’au mois de
novembre 2010 coïncidant avec le début de la tranche d’hiver, à en
croire un spécialiste du secteur. Car, prévient-il, si jamais le
ministère des Transports aériens démarre les vols au mois d’août
prochain comme il le souhaite, il va se mordre les doigts. Il se
retrouvera avec des miettes sur le marché des transports aériens, du
fait que la majorité des voyageurs aura déjà fait sa réservation. La
tranche d’hiver démarre en réalité le 1er novembre jusqu’au 31 mars.
«C’est pour cette raison que toutes les compagnies démarrent avec les
tranches d’été ou d’hiver», expliquent des sources proches du réseau de
planning de la nouvelle compagnie aérienne. Ces mêmes sources disent
avoir mis en garde les autorités en charge de la nouvelle compagnie
aérienne contre «tout démarrage en milieu de n’importe quelle tranche
d’horaire». «Elles (les autorités) vont certainement rater l’heure
d’été (Ndlr : 1er avril au 31 octobre), elles n’ont qu’à attendre la
prochaine tranche d’hiver de novembre», insistent nos interlocuteurs.
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